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 (Jeff) Sad eyes never lie

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Nala Fernandes

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MessageSujet: (Jeff) Sad eyes never lie   Sam 31 Mar - 11:52

Tu ressembles à un zombie tout droit sortit d'un film de George A. Romero. Des cernes parcourent ton visage, tes pas sont lents et tu refuses de parler à tes amis. Dans un film d'horreur, tu serais celle qui voudrais manger ses collègues. Trèves de plaisanteries, il fallait te rendre en cours. Coup d'oeil sur ton planning merde! Tu avais vraiment cours avec lui ? Tu aurais vraiment dû rester chez toi ce matin. T'avançais dans le couloir, mettant enfin de la musique dans tes oreilles. Te voilà de nouveau dans ta bulle. Une nausée venait de faire son apparition, regardant l'heure, tu te rendis compte que tu allais être en retard. Pas le choix, tu te mis à courir direction les toilettes abominables du lycée. Ton petit-déjeuner se retrouva rapidement emporté par la chasse d'eau. Essayant ta bouche avec du papier, tu poussas un long soupir, tapant de ton poing frêle la porte des toilettes. Voilà à quoi tu en étais réduit en ce moment, manger pour vomir et taper contre les murs ta haine grandissante envers ce petit être. Coup d'oeil dans le miroir, tu arrangeas tes cheveux, mis une petite touche de rouge à lèvres et mangea un bonbon. Prête à affronter le professeur. Regardant l'heure, tu marchas plus rapidement, tu allais vraiment arriver pour la fin du cours, mais peu importe. Son visage, tu refusais de le voir, tu frappas doucement à la porte et entras dans la salle sans jeter un oeil à ce type que tu ne pouvais tout simplement plus voir "Désolé". Dis-tu sur un air lasse, car oui tu n'étais mais pas du tout désolé, en réalité tu t'en foutais clairement de lui, de son cours et de cette école merdique. Prenant place ensuite pas loin de celle que tu pouvais considérer comme ta meilleure amie,merde tu t'étais vraiment éloignée d'elle aussi. Posant tes cahiers sur la table salle devant toi pour te donner un style de lycéene attentive au courrs, tu jetas un oeil à ce type. T'es conne ma petite pensas-tu. Cette journée allait vraiment être longue, quand enfin, il t'adressa la parole. Ton coeur ne fit qu'un tour
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Jeff Lindberg

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MessageSujet: Re: (Jeff) Sad eyes never lie   Sam 31 Mar - 12:20

 au début c’était peut-être mieux que maintenant. que de projeter le cours sur le mur en aboyant de copier bêtement et, parfois, d’expliquer pourquoi ils finiraient sans emploi d’ici deux ans. c’était toujours le même rituel, quelques têtes qui venaient à manquer et des noms gribouillés vaguement sur une feuille avec l’orthographe d’un vendeur starbucks. j’ai jamais prétendu être bon en anglais après tout- même si ça amuse plusieurs de mes collègues au point de se foutre de ma gueule. j’ai enfilé ma blouse blanche comme un habit du dimanche, constaté qu’il ne manquait que nala fernandes aujourd’hui. whatever.  
c’était le genre facilement impressionnable, crédule, le genre à prendre et à jeter. pas étonnant qu’elle ne vienne plus nala, elle est tombée comme une conne dans le panneau. comme les autres. le cours se passe, dans l’ennui, alors que je tourne en rond autour des tables en relevant les absurdités de ses camarades ou amis. 
et elle ose se pointer, quand même, c’est quasiment la fin du cours putain- elle s’fout de ma gueule ou ?? elle aurait mieux fait de rester chez elle ce matin.
et elle s’excuse, l’air de rien, c’est tellement facile pour elle. mais elle en a rien à foutre, c’est pas la seule mais les autres ont pas l’audace d’arriver en cours quelques minutes avant la sonnerie comme si c’était le club med. 
je la laisse s’installer, penser que c’est bon, que je l’excuse.
sauf que c’est pas le cas, je m’arrête devant elle, pose à plat mes deux mains sur sa table. « tu viendras me voir avec ton carnet à la fin du cours -à savoir dans cinq minutes- t’es collée. » je la dévisage, d’un regard entendu. faut pas croire que j’vais tout lui céder parce que j’ai été suffisamment con pour baiser avec deux ou trois fois. après quoi j’retourne à mon bureau ne rien faire, les laissant faire un exercice hors de leur portée. 
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Nala Fernandes

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MessageSujet: Re: (Jeff) Sad eyes never lie   Sam 31 Mar - 14:00


Ce mec, tu peux plus le voir, tu sais même pas comment tu avais pu lui offrir ton corps et ton coeur. Ta bouche allait s'ouvrir pour lui dire des choses pas très gentilles, mais tu te ravisas. Pas besoin de faire une scène devant les autres.Mais,pourquoi il voulait te voir ? Tu avais fait quoi ? D'accord, tu étais en retard, mais cela méritait vraiment d'être collée ? Il cherchait à t'énerver ? Il reprit place derrière son bureau et toi tu ne pouvais tout simplement pas te concentrer sur l'exercice qui était compliqué, mais à ta porté, car oui, tu étais intelligente. Un soupir quand la cloche sonna. Tu fis signe à tes amis de t'attendre dehors, et avanças vers son bureau avec une envie de partir en arrière. Mal au ventre, mais pas à cause de sa grossesse, non à cause de la discussion qui allait suivre "Oui? Un problème ?" Il fallait que tu te calmes, sinon tu pouvais lui rentrer dedans et tu pouvais te montrer violente. Tes frères et tes soeurs en savaient quelque chose, ton jumeau avait déjà eu des doigts cassés à cause de toi. Tu gardais tes distances, refusant de te coller à lui. La salle se vidait pour enfin te retrouver seule face à lui. Cette chose que tu ne voulais pas voir arriver. Remettant la sangle de ton sac, tu posas tes yeux dans les siens, pas d'amour dans les yeux. Non de la tristesse, de la colère, de la haine. Tu attrapas ton cahier "Voilà? Même si je ne sais pas pourquoi tu me colles". Merde, tu venais de le tutoyer, plus d'espace entre lui et toi. Tu fis un pas en arrière une fois le cahier sur son bureau "Nous devons parler". Merde, mais ferme ta bouche gamine, juste tu te barres de sa classe. Il était le putain de père de ton polichinel, vraiment ? Lui
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Jeff Lindberg

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MessageSujet: Re: (Jeff) Sad eyes never lie   Sam 31 Mar - 14:40

 il y a cette sonnerie qui ferait réveiller les morts, ceux qui étaient déjà sur le point de partir. ceux qui enfilent plus ou moins discrètement leurs manteaux sauf que ça fait du bruit. j’essaie de corriger des copies d’une classe qui datent de plus de trois mois. il y a étrangement plus de rouge que de bleu, on va encore venir m’emmerder comme quoi je note comme un prof universitaire. et alors? je lève légèrement les yeux en entendant la classe se vider, j’vois bien que je l’emmerde et finalement, ça me fait sourire comme un gamin. « tu avais une heure cinquante de retard, tu t’excuses en en aillant rien à foutre- j’pense que c’est un motif suffisant. » je ne croise plus son regard, j’imite sans me forcer ce petit air insolent qui lui va si bien au teint en prenant son carnet nonchalamment, reculant dans mon siège sans rien ajouter de plus. ça dérange pas qu’elle puisse me tutoyer quand il y a plus personne nala mais quand même, c’était pas le moment adéquat. alors ça m’a fait tiquer, forcément, et j’ai relevé légèrement la tête en souriant une nouvelle fois. c’était juste avant qu’elle n’utilise une forme impérative. on allait de surprise en surprise décidément. parler oui, mais de quoi? qu’est-ce qui pouvait justifier une discussion? dans le doute j’me suis levé, histoire de dégager ses amis restés dans le couloir et de fermer la porte derrière moi. « j’sais pas si t’es au courant mais si t’as des problèmes on a une psy très bien. » une façon plus ou moins habile de lui faire comprendre que ces problèmes ne m’intéressaient pas. après, tout est relatif, on sait jamais ce qu’on peut entendre de nos jours. j’ai repris son carnet sans m’assoir histoire d’acter cet heure de colle avant de signer d’un gribouillage enfantin. « mais vas-y, maintenant qu’on y est... » je peux pas non plus être toujours un connard même si, a priori, ça va encore être un truc débile de gamins. je me rapproche d’elle, un pas après l’autre. si je ne la connaissais pas nala, je pourrais parier qu’elle cherche à me fuir comme la peste ou le choléra. à croire que je suis devenu en l’espace d’un mois l’être le plus abjecte qu’elle puisse connaître. 
fallait quand même être bien conne pour penser que c’était un for ever. 
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Nala Fernandes

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MessageSujet: Re: (Jeff) Sad eyes never lie   Sam 31 Mar - 15:53

Pour la première fois de ta vie, gamine tu voulais que cette cloche ai jamais sonné. Oui tu aurais voulu pouvoir arrêter le temps,figer les aiguilles de cette foutue horloge, ne pas entendre le bruit qui indiquait la fin du cours. Car cela signifiait pour toi Nala Fernandes d'évoquer des choses avec Jeff, de mettre des mots sur tes maux face à un gamin pareil. Fallait assumer tes conneries,enfin vos conneries car tu étais loin d'être la vierge Marie. Te voilà face à lui, face à ton destin. Il se leva pour fermer cette porte, le seul lien que tu avais encore avec l'extérieur, tu te décalas refusant de le toucher. Refusant de le frôler, d'avoir le moindre contact physique avec cet homme qui vient te gâcher ta vie à tout jamais. Pourquoi t'étais tombée dans ses filets? Pourquoi t'étais aussi conne que toutes les filles ? Pourquoi? Soupir, oh qu'il t'énervait ce type, si seulement , tu n'avais jamais rencontré sa route. Tu t'adosses au petit bureau derrière toi " En même temps si t'es cours étaient un minimum intéressants peux être que je viendrais à l'heure".Pourtant tu adorais cette matière, mais avec un prof comme lui, autant apprendre toute seule face à un cahier. Tu posas enfin tes yeux ailleurs que sur lui, passant doucement une main sur tes cheveux montrant le stress qui t'habitais en ce moment même, à cette heure précise."C'est pas possible d'être aussi con que toi, si ?". Oui tu parlais ainsi à celui qui devait faire figure d'autorité que tu ne respectais pas du tout. Tu te sentais boullir mais il fallait garder son calme "Tu penses quoi des pères de famille? Enfin tu veux un enfant?". Sourire moqueur sur le visage, petite ange qui devient diable. Tu jouisquelques minutes de voir ainsi son visage se poser des questions. Tu gagnes quelques précieuses minutes. L'envie de vomir est présente. T'es enfermée dans des incertitudes, des doutes et des peurs.

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Jeff Lindberg

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MessageSujet: Re: (Jeff) Sad eyes never lie   Sam 31 Mar - 16:37

elle continue tout bêtement de me provoquer et je dois bien admettre ne pas comprendre à quoi elle joue- ça titille simplement ma curiosité. je l’ai déjà jeté depuis plus d’un mois nala, j’vois pas pourquoi elle me tapait sa crise maintenant. elle avait des semaines et des semaines de retard. j’ai juste froncé les sourcils en haussant les épaules, brièvement, j’vois pas trop ce qu’elle me reproche j’ai jamais prétendu être un cador de la profession. « j’suis pas payé à faire des cours intéressants. » je lui fais, du tac au tac alors qu’elle semble fuir le contact physique- comme si j’allais la toucher sans son accord ou j’sais pas. j’observe, me pose finalement à une des tables. mais nala elle se démonte pas et moins j’en dis plus elle attaque, allant jusqu’à m’insulter sans que je ne comprenne la raison. 
jusqu’à ces petites questions, anodines. j’ai froncé les sourcils, encore, pas que son comportement m’importunait cette fois-ci, disons simplement que ces questions privées, je ne les comprenais pas. qu’est-ce qu’elles venaient foutre dans cette discussion? « quoi ? » j’avais comme l’impression d’avoir loupé huit wagons au moins ou peut-être qu’il me fallait consulter pour un problème d’audition. « j’en pense rien c’est quoi cette question ? est-ce que j’veux un enfant, plusieurs, qu’est-ce que ça peut te foutre ? » j’ai du mal à réfléchir, j’vois pas pourquoi elle se permet de me poser des questions type -à la con-. jusqu’à ce que ça percute là-haut, que l’ombre de sa connerie vienne assombrir l’ensemble du panthéon de mes certitudes. parce que j’ai pas l’air mais j’ai quand même un bon passif de control freak. et elle, elle sourit comme une dernière provocation; mais j’peux pas y croire. je refuse d’assimiler l’information qu’elle tente subtilement de me soumettre.
à ce qu’elle laisse entendre pour tout triomphe alors que j’ai comme toute réponse un lâche rictus au coin des lèvres. « si tu t’es tapée la moitié de ta classe c’est pas mon problème. » tu préfères attaquer plutôt que subir encore ses insinuations, ça te rend malade d’avance.

lol:
 
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MessageSujet: Re: (Jeff) Sad eyes never lie   Sam 31 Mar - 17:05

Voilà tu avais lâché la bombe, une bombe à retardement. Une bombe plus facile à cracher qu'à confier. Tu le regardes et putain t'aimes le voir dans cet état, t'aime le voir ne pas comprendre au début, chercher et puis faire une réponse qu'il croit intelligente, oui tu aimes le torturer doucement, comme lui le fait. Tu aimes le voir dans cette situation, oui une situation où c'est lui qui a mal, ou c'est lui qui se retrouve comme un con. La roue tourne comme t'aimes le dire gamine, le karma même si tu y crois pas vraiment. Aujourd'hui tu as envie d'y croire, tu as envie de croire que ta vengeance est enfin là. Sauf que non, il a réponse à tout et tu sens la colère monter en tout, tu te redresses tu te rapproches doucement, telle une lionne prête à bondir sur la pauvre antilope venue se rafraichir. La haine pouvait se lire dans tes yeux. Tu voudrais lui foutre une claque, mais tu peux pas. Car malgré tout il reste un adulte, mais putain que t'aimerai voir ta main se claquer contre sa joue "Mais ferme ta gueule connard". Oui finalement c'est plus ton prof en face de toi, mais un bel enfoiré. Tu passes doucement la main sur ton visage, il faut que tu arrives à respirer pour trouver tes mots " Putain je suis enceinte d'un pauvre type, tu compres ca ? Je suis enceinte à 16 ans d'un mec qui en a 36". Les larmes pourraient se deverser sur ton visage dans quelques minutes, mais tu ne voulais pas lui montrer cela, alors tu pincas ta langue et repris ton souffle "Je te signale mon petit, qu'entre toi et moi le plus dans la merde c'est toi". Sourire de nouveau sur le visage, plus pour cacher ta souffrance et faire quoi que tu controlais la situation qu'autre chose. Tes mains tremblaient "Comment j'ai pu être assez conne pour me retrouver dans ton lit". Il fallait pas lui montrer cette partie de toi "J'ai un putain de gamin là-dedans". dis tu en montrant ton ventre, merde tu devenais complétement folle. Tu le pointas du doigt, oui tu allais vraiment finit par lui foutre une gifle si il continuait ainsi
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MessageSujet: Re: (Jeff) Sad eyes never lie   Sam 31 Mar - 17:35

mon sourire s’estompe peu à peu alors qu’elle balance tout ce qui lui pèse sur le cœur. il s'effrite aussi de son côté alors qu’elle évoque ce bébé qu’elle porterait. c’est pas une mauvaise blague alors? c’était pas fait exprès dans le but de se venger? j’peux pas croire qu’elle soit enceinte ni même qu’elle soit enceinte de moi parce que j’prends mes précautions- j’suis pas si con. alors, pour cette fois, juste cette fois, je ferme ma gueule pour lui donner du répit. peut-être que j’ai un peu pitié de la détresse dans laquelle elle se trouve et qui pour le coup n’est pas feinte. elle tente de garder bonne figure mais n’importe quelle gamine aurait peur. je passe une main sur mon visage, pour prendre le temps de digérer la nouvelle. si je m’écoutais, je la chasserais de ma salle pour ne plus jamais la revoir mais elle marquait un point. si j’étais le père comme elle le prétendait, j’étais dans une merde noire. « t’as fait combien de tests de grossesse ? » j’essaie de lui soutirer un maximum d’informations à nala parce qu’en dehors de sa haine viscérale pour moi je ne suis pas à même de lui apporter de vraies réponses et parce que j’pourrais pas enchaîner ma journée comme si de rien n’était maintenant. c’était impossible. « t’es enceinte de combien de semaines ? tu comptes avorter hein ? s’tu veux je viens avec toi à la clinique. » sans remettre en cause ma paternité, j’lui propose de l’accompagner. un peu pour me couvrir mais aussi parce que je considère qu’elle a pas à gérer ça toute seule à seize ans que j’sois ou non le père. j’ai pas l’intention de le devenir, c’est tout. « t’en as parlé à plusieurs personnes je suppose ? » fallait pas être devin pour comprendre qu’avec toute l’aversion qu’elle avait pour moi, elle en avait de toute évidence parler à quelqu’un d’autre. j’ai beau rester calme il y a cette petite bulle de panique qui remonte l’air de rien, parce que c’est un fait: je marche sur des œufs avec nala. j’arrive pas à lui parler normalement, elle a tout ce ressentiment qui ne fait pas mes affaires. je tapote nerveusement contre la table. « t’es vraiment enceinte nala ? » c’est comme si l’information restait là, suspendue sans que je ne puisse y croire. c’était pas possible. qu’est-ce que j’allais bien pouvoir foutre maintenant ?
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Nala Fernandes

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MessageSujet: Re: (Jeff) Sad eyes never lie   Sam 31 Mar - 18:20

"Tu crois vraiment que je vais rigoler avec cela? Tu crois que je dirais un mensonge aussi grave que cela ? Bah, non, je suis enceinte, j'ai fait trois tests, plus une prise de sang.". Tu essayais pas de crier, de pas lever la voix, pour ne pas alerter les gens dehors. Mais, c'était trop compliqué. Il fallait que tu lâches toute la colère que tu avais en toi, toute cette haine que tu avais emmagasiné pendant des semaines, cette haine envers cet homme qui avait gâché ta vie. Tu reculas pour taper contre la table merde pensas-tu car oui tu venais de te faire mal. Tu pouvais vraiment être conne quand tu t'y mettais. Chose qui venait de ta famille. Il ne fallait pas t'éparpiller non tu devais rester focus sur lui "Bah oui c'est votre première réaction à vous les hommes. Avant de penser à autre chose, il faut tout de suite avorter. C'est tellement simple pour vous". Tu étais énervée c'est bon, alors tu te retournas vers lui en soupirant "Je suis enceinte de trois moi. TROIS MOIS PUTAIN JEFF". Voilà tu hurlais, comme une taré mais tu hurlais, trop tard pour la décence et les personnes dehors, trop tard pour passer pour la femme qui ne contrôlait plus rien. Tu passas ta main dans les cheveux et touchas ton ventre "Oui, je suis enceinte, je suis vraiment enceinte et sache que j'en suis pas, mais pas du tout ravie. Je suis trop jeune, j'ai que 16 ans j'ai la vie devant moi et je dois en plus tomber enceinte d'un mec comme toi ? Tu passas ta main dans les cheveux et touchas ton ventre "Oui, je suis enceinte, je suis vraiment enceinte et sache que j'en suis pas, mais pas du tout ravie.". Doucement, tu massais ton poing, pourquoi tu avais tapé sur cette table, t'étais conne. Tes yeux se relevèrent pour le regarder "Oui mon frère jumeau est au courant, mais ne t'inquiète pas pour tes petites fesses, ici personne n'est au courant mon amour". Rire diabolique sortant de ta bouche
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MessageSujet: Re: (Jeff) Sad eyes never lie   Sam 31 Mar - 23:52

sûrement que j’aurais préféré qu’elle simule une grossesse pour me faire flipper mais il y avait trop de mots comme « tests » qui revenaient sur la table. alors peut-être que c’était vrai finalement. un vrai gâchis qu’un gosse à son âge, j’pouvais pas la contredire là-dessus. surtout que nala, c’était peut-être une fernandes mais elle en avait tout autant dans la cervelle. bon, pas suffisamment pour que j’en sois tout émerveillé mais quand même- c’était foutrement logique. un gosse maintenant c’était clairement foutre sa vie en l’air. et puis elle a simplement prononcé deux mots : trois mois.
trois mois. trois mois quoi. j’ai passé une main dans mes cheveux, parce que ouais, j’avais plus les mots maintenant tout de suite. « trois mois ? » je fais quelques pas pour me calmer mais- trois mois. 
je l’écoute plus après ça, j’anticipe, visualise mon départ du lycée. toutes ces filles qui vont subitement me traiter de pervers alors que j’ai forcé strictement personne. j’suis ter-mi-né. par une pauvre gamine de seize ans. je la regarde porter ses doigts jusqu’à son ventre et détourne aussi vite le regard. j’ai envie de pleurer mais pas de joie maintenant tout de suite. « j’te croyais intelligente mais bordel, c’est un cours sur les cycles menstruels que j’aurais dû faire en début d’année. trois mois et elle débarque comme une fleur, putain j’hallucine. » j’ai envie de tout casser bien que ça ne soit pas dans mon tempérament- visiblement c’est plus le sien et c’est bien suffisant pour deux. pas besoin d’un deuxième ado attardé.
« j’en suis pas ravi non plus si ça peut te consoler, si j’ai pas d’enfant à trente-six ans c’est que j’avais pas l’intention d’en avoir. » et maintenant, maintenant c’était en route- dans le ventre frêle d’une gosse de seize ans, mon élève. même en y réfléchissant, il y avait pas de pire scénario que celui-ci. 
elle s’met à rire nala, « ici personne n’est au courant blabla- tu vas inventer quoi comme excuse dans cinq mois quand t’auras triplé de volume einstein ? » elle prenait ça à la légère par simple esprit de revanche, sûrement que ça lui faisait plaisir d’me voir cogiter autant. « il y aura bien un père, mais ça peut pas être moi. » normal, j’ai pas l’intention d’me faire virer dans la foulée après une nouvelle aussi merdique. « comment tu peux être sûr que c’est moi déjà ? » 
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MessageSujet: Re: (Jeff) Sad eyes never lie   Dim 1 Avr - 14:52

Oui tu étais enceinte de trois mois, trois putain de mois. Putain si seulement tu n'avais pas était conne. Tu t'en veux, mais tu en veux aussi à l'adulte en face de toi. Tu en veux au monde entier. Ouais, tu en veux à tes copines, mais aussi à ta famille. Tu es littéralement devenue folle. Tu te contrôles plus, tu as envie de le frapper, de le faire saigner ? Tu as aussi envie que tout le lycée soit au courant, t'as envie de foutre sa vie en l'air. Et pourtant, tu ne le feras pas, car t'es trop gentille, toujours trop gentille, enfin à ce niveau la c'est surtout de la connerie. Tu rigoles, nerveusement et tu le pointes du doigt "Si tu n'étais pas aussi pervers, aussi manipulateur, je ne serais pas dans cet état-là. Et puis merde pour faire un putain de gosse il faut être deux. Tu ne connais pas les protections à ton âge ?" Tu hurles trop tard la furie est lâchée. Tu soupires encore une fois, t'en perds tes mots, tu sais même plus quoi ou quoi dire " Heureusement que des mecs comme toi ne se reproduisent pas à la chaîne, mais merde il faut qu'une pauvre gamine comme moi, porte TON gosse". Colère quand tu nous tiens, alors tu t'approches de lui, tu lèves ta main vers sa jouer avant de l'abattre avec violence "Car j'ai couché avec personne d'autre". Tu regrettes ton geste, tu le regrettes et pourtant pas un pardon ne sort de ta bouche "Car j'ai eu la bonne idée de me taper seulement mon prof, car j'ai eu la bonne idée de coucher avec un type comme toi". Tu le regardes les larmes aux yeux, tu sais même plus si t'es triste ou haineuse "Je ne suis pas comme toi, à sauter sur la moindre paire de seins que tu as sous les yeux". Tu reprendre place contre la table, ta peur maintenant
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MessageSujet: Re: (Jeff) Sad eyes never lie   Dim 1 Avr - 17:18

 pervers. manipulateur. autant de compliments qui venaient s'épandre sur mon visage dans une grimace d’incompréhension. « ah parce que c’est d’ma faute ? aux dernières nouvelles t’avais pourtant l’air hyper consentante jusqu’à ce que j’te jette. » c’était sûrement pas la chose à dire mais visiblement, si elle en avait autant après moi, c’était aussi pour ça. parce que j’étais pas aussi accessible qu’elle se l’était imaginé l’espace de quelques semaines. c’était toujours plus ou moins la même chose t’façon, la désillusion c’est toujours un peu douloureux. même si tout de suite, c’était un peu plus grave qu’une rupture anticipée. parce que contrairement à ce qu’elle laissait suggérer t’étais pas con au point de faire ça sans capote. faut croire qu’elle avait pétée sans que j’y fasse attention. nala elle hurle, elle monte la voix beaucoup trop et c’est clairement ni le moment ni l’endroit pour me piquer une crise de nerfs. pour me gifler, il y a aucun moment propice pour ça. j’la regarde gravement parce que cette fois-ci elle va trop loin. elle porterait pas mon gosse, je lui aurais rendu la pareille, même que ça me démangeait encore maintenant. « ne fais plus jamais ça. » elle pouvait être en colère contre moi, contre elle, contre toute la terre- j’en avais rien à foutre, ça excusait rien. « le gosse est là, trop tard. qu’est-ce que tu veux maintenant ? » j’essaie d’aller à l’essentiel pour ne pas qu’elle continue d’hurler dans toute l’école parce que visiblement, j’pourrais pas réfuter cette paternité qu’on m’impose et que, si ça finit par se savoir j’pourrais pas nier non plus avoir couché avec une de mes élèves sinon plusieurs. moi, seulement moi. la bonne idée, l’idée du siècle. là, sous son nombril. moi et personne d’autre. et faut croire qu’elle était blessée que je ne puisse pas en dire autant. nala n’était pas un petit diamant brut, c’était une belle fille mais ça s’arrêtait là. « quel est le problème nala ? t’es enceinte de moi j’ai bien compris mais sérieux tu t’imagines quoi ? t’as seize ans, j’vais pas vivre avec une enfant pour t’faire plaisir. au-delà du sexe on a rien en commun toi et moi. » j’suis réaliste et cette fois, j’dis pas seulement ça pour lui faire fermer sa gueule. j’vois bien qu’elle est à deux doigts d’éclater en sanglots, j’ai pas envie d’enfoncer le clou mais même sans ça, c’est dur de trouver quelque chose de positif à lui dire. alors j'dis rien j’lui prends simplement la main histoire de l’attirer, histoire de la tenir dans mes bras. 
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MessageSujet: Re: (Jeff) Sad eyes never lie   Lun 2 Avr - 14:01

Tu sais que cette claque tu aurais du la retenir. Ranger ta main. Au pire taper encore contre une table pour montrer ta colère et ta haine, mais voilà, tu étais une Fernandes et tu ne te contrôlais pas aussi facilement. Avoir une mère droguée n'arrangeait pas les choses. Tu laissas aller ta colère aussi facilement que tu rigolais. Tu reposas ton regard noir sur l'homme en face de toi "Mais tu fais exprès d'être aussi détestable, ce n'est pas possible d'être comme tu es !" Le prof n'existait plus en face de toi et tu te foutais clairement des élèves qui attendaient pour rentrer ou juste pour le mater et espérer être la prochaine à goûter à ses coups de reins. Tu soupiras un grand soupir. Cette conversation n'avançait pas, c'était chacun derrière son arme, chacun renvoyait des balles à l'autre. Pour faire mal, pour toucher au plus profond de l'être humain. Pour l'instant, tu perdais, t'avais mal jusqu'au fond des entrailles, mais il ne fallait pas le montrer. Une Fernandes ne montrait jamais ses sentiments aussi facilement. "Alors ne me reparle plus jamais ainsi". Tu aurais pu tout simplement dire pardon,dire que tu regrettais ce geste, même en mentant, mais non. Tu restais sur tes positions " Je dois aller demain faire une échographie, mais je ne veux pas y aller, voilà ce que je veux! Je ne veux pas de ce gamin, je ne veux pas le voir grandir dans mon ventre. Tu sais ce que je veux ? Je veux revenir en arrière, ne pas tomber dans tes filets, t'envoyer chier pour ne jamais toucher ta peau et goûter à tes lèvres". Calme toi gamine, tu dis des choses que tu pourrais regretter plus tard. Collée à la table, tu le regarder laissant finalement les larmes couler sur ta joue. Car oui, tu avais mal, mal à ton palpitant de l'entendre dire des choses ainsi. Tu allas dans ses bras, sans même faire un mouvement de recul. Cela te faisait du bien, pourtant, tu lui en voulais "Je ne sais pas." Tu respiras un coup "Je ne sais pas". La sonnerie se fit entendre ainsi que des coups à la porte, retour à la réalité. Tu te reculas d'un coup attrapant ton sac sans rien dire de plus. Il fallait partir d'ici au plus vite. Mais, avant d'ouvrir la porte, tu lui montras son téléphone, façon de lui faire comprendre que tu lui enverrais un message pour l'échographie demain

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